Pseudo-mobilisation et postures éculées

Décidément, ce blog porte bien son nom, en cette époque de manifestations compulsives.

Je rebondis, avec joie, sur le dernier billet d’Authueil qui raille ce qu’il nomme très justement cette “Pseudo mobilisation“.

Extrait :

“Les lycéens manifestent. C’est vrai que le printemps arrive, il commence à faire beau. Pourquoi ne pas aller manifester, surtout quand en plus, certains profs vous poussent à sécher les cours vous “mobiliser”. Moi aussi j’ai été lycéen, moi aussi je saisissais n’importe quel prétexte pour sécher, surtout pour un évènement aussi festif qu’une manifestation par temps clair et ensoleillé.”

Le côté “pseudo” de cette mobilisation se retrouve dans le rituel épuisé de toute génération de lycéens qui passe par le stade de “moi, aussi je veux jouer à Mai 68 avec mes profs”.

En témoignent ces postures sempiternelles que l’on retrouve dans toute “manif de gauche” française qui se respecte :

(Photos: Flickr ici et )

Et sans oublier, dans ses “manifs de gauche”, des attendrissantes poussées d’extrême gauche juvénile:

(Source: Flickr)

Pour terminer ce billet, un clin d’oeil de Denis Tillinac – à propos de son vécu de Mai 68 :

“J’ai trouvé le lyrisme des gauchos niais et inesthétique. Rien n’était à même de séduire mon côté rimbaldien, l’utopie n’avait pas de sève, elle ne prenait aucune altitude ; sous le déguisement du guévarisme d’opérette, je voyais poindre le bobo sexagénaire qui nous bassine aujourd’hui avec sa nostalgie d’une “révolution” bidon.”

D’années en années, de manifs de gauche en manifs de gauche, les “manifestants” – lycéens ou fonctionnaires (ou les deux ensemble, c’est encore mieux) – ressassent les mêmes clichés éculés.

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3 Comments

Filed under Manif d'Xtrm Gauche, Manif de Gauche

3 responses to “Pseudo-mobilisation et postures éculées

  1. Salut,
    oui tout cela est bien ridicule.
    Et personnellement, je ne trouve pas vraiment “attendrissants” ces pseudos mobilisations, manipulées par les syndicats d’enseignants (et donc par les enseignants) qui feraient de s’occuper du sort des étudiants quand ils sortent de leurs établissement.
    Au lieu de leur bourrer le mou avec des théories fumeuses et honteuses, anti-capitalistes et passéistes….
    y’a encore du boulot !

  2. Pascal

    Merci à MDG pour m’avoir permis de lire ce texte de Denis Tillinac. Je regrette seulement que nos médias ne consacrent pas une part un peu plus importante à tous les anciens participants de mai 68 tenant un discours aussi critique que le sien sur ces événements.

    Pour revenir à nos lycéens, il me semble évident qu’ils sont manipulés par une partie de l’Education nationale. Mais cette manipulation n’est pas directe, elle est sournoise. Je pense en effet qu’aucun professeur n’incite les étudiants à participer à ces manifestations, mais ils ne les retiennent pas non plus. D’ailleurs pourquoi se passer d’auxiliaires aussi précieux ? Des grèves d’enseignants ce n’est pas vendeur, mais quand il s’agit de jeunes étudiants, cela devient beaucoup plus romantique et puis allez savoir peut-être que la presse tient là un nouvel événement d’ampleur digne de mai 68 !

    Que réclament au juste nos lycéens ? plus de moyens, des classes avec des effectifs réduits? Croient-ils sérieusement que le fait d’apprendre dans un lycée flambant neuf, d’être moins nombreux en classe va leur permettre d’améliorer spectaculairement leurs résultats scolaires ?

    Ce n’est certainement pas parce qu’on va doubler le budget de l’éducation nationale que nos chères petites têtes blondes vont devenir des étudiants brillants. Devenir un étudiant brillant exige surtout du travail, bien plus que de l’argent. Le plus important c’est la quantité de temps que l’on est prêt à consacrer à ses études au détriment de ses loisirs.

    Qu’espèrent nos étudiants si ils obtiennent plus de moyens ? Travailler plus facilement, ne plus avoir à fournir d’efforts pour apprendre et dégager ainsi plus de temps pour profiter de la vie (carpe diem)? Si c’est le cas, c’est alors le rôle de leurs professeurs de les remettre dans le droit chemin, de bien leur faire comprendre que cette réussite est avant tout le fruit de leur travail personnel et de leur effort plus que celui des moyens.

    La personne qui rédige actuellement ces quelques lignes a souhaité dès l’âge de 15 ans apprendre le japonais. Comme il n’existait pas alors de possibilité d’apprendre cette langue au lycée j’ai bien été obligé de me débrouiller par moi-même. Grâce à mon seul travail à mon acharnement je suis devenu capable de pratiquer cette langue. Cette réussite personnelle est donc en grande partie le fruit de mes efforts plus que celui de l’environnement scolaire.

    Cette illusion, celle de pouvoir réussir sans trop de sacrifice, est malheureusement récupérée par une partie des syndicats d’enseignement pour défendre leur vision idéologique de l’éducation au détriment de nos adolescents, entraînés par leur enthousiasme et leur fougue plus que par leur raison.

    J’ai bien peur qu’en réalité tous nos étudiants défendent plus les intérêts d’une corporation que ceux de leur avenir, et qu’il n’est pas exagéré d’affirmer que ces intérêts sont de plus divergents. Mais nous avons là un bel exemple de ce que la manipulation gauchiste est capable, aggraver un problème, détourner des moyens à d’autres fins que celles revendiquées et beaucoup plus grave entraîner ses victimes vers l’abîme en affirmant être de leur côté, et tout cela au nom de la justice sociale et de l’égalité des chances!

    Pour finir, je pense que le seul moyen vraiment efficace de mettre en danger la suprématie syndicale gauchiste de l’enseignement est de permettre aux parents de choisir le lieu d’apprentissage de leurs enfants et aussi de mettre en réelle concurrence le système du privé face au système du public.

    En effet, à cause d’une loi, le système privé ne peut représenter que 20% du système public et cela même si la demande pour le secteur privée augmente ! Ainsi, si le public ferme des classes, le privé doit en faire de même en respectant la proportion 80-20.

    Et si en outre les parents disposaient d’une véritable liberté de choisir l’établissement où étudieraient leurs enfants, je suis certain qu’à terme le petit monde de l’enseignement n’aurait pas d’autre choix que de se remettre en cause pour garder leurs élèves dans leurs écoles.

  3. j-j

    wép, c’est pas très beau ce site… ça discute sur la forme, des pancartes de la sois disant fainéantise des étudiants, de leur revendications dont vous ne semblez rien savoir; d’une mystérieuse et insidieuse manipulation enseignante… pas grand chose à se mettre sous la dent quoi !!!

    Et sur le fond ? rien ? même pas une lichette ? Ben non, banane, c’est là que le bas blesse ! Comment défendre ce système ? ne pas être aveuglé par ces perversions et son caractère néfaste aussi bien au niveau sociale qu’environnemental ???

    Les lycéens veulent avant tout un monde pour demain, vous les accusez de passéistes mais au lieu d’écouter, de comprendre, vous ne saurez trop leur conseiller d’être jeune et de se taire, qui à 40 ans de retard ?

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