Rions un peu…
Mediapart a, semble-t-il, du mal à traiter de manière approfondie (telle n’est pas l’objectif de ce site payant ?) et “indépendante” l’information relative à la condamnation, confirmée en appel, de Ségolène Royal pour ne pas avoir versé de salaires à deux anciennes collaboratrices.
Une petite recherche à sujet sur le site de Mediapart nous donne :
- Une dépêche AFP via Libération.
- Un vague billet de blogueur-lecteur-payeur de Mediapart qui s’attaque à… l’UMP.
C’est troublant, tout de même, cette absence de papier un poil plus fouillé sur ce sujet sur le site de Medipart…
Est-ce que MediaPart ne serait pas un peu gêné aux entournures quand il s’agit d’enquêter sur cette condamnation de Ségolène Royal par la justice ? Pourtant, il y en a des choses à dire sur cette “affaire”.
Pour ceux qui auraient raté ce bel épisode, Ségolène Royal n’a pas hésité à “jouer les VRP de Medipart” – comme l’expliquait avec justesse Rue 89. Après avoir apporter son soutien public à l’initiative d’Edwy Plenel, elle avait également adressé un email aux militants de Désirs d’Avenir, les appelant à s’abonner à Mediapart…
Ce silence, sans doute un peu gêné, de Mediapart sur cette affaire de condamnation interroge “l’indépendance” réelle de Mediapart vis-à-vis d’un soutien de poids – Ségolène Royal – pourvoyeuse de publicité et très certainement de lecteurs.
On s’amuse donc, de ce silence pudique de Mediapart.
1 Comment
April 21, 2008 at 1:49 pm
Décidément, Manif de gauche a un problème de modo. Je ne vous fais aucun procès d’intention, mais je vais (à nouveau) republier mon commentaire, qui a du être viré en raison de la présence de liens. S’il est vrai que Médiapart n’a pas été réactif sur l’affaire Royal, nous avons évoqué la polémique sémantique opposant Raffarin à la présidente picto-charentaise le 16 avril dans une brève et, hier dimanche 20 avril, nous avons mis en ligne une longue enquête sur le régime pour le moins précarisant des collaborateurs parlementaires.
Bien à vous et sans rancune aucune
Steph Alliès (journaliste à Médiapart)