Voilà, chez Authueil, qui résume bien la stratégie actuelle du Parti socialiste :
Le PS a choisit de faire de la politique politicienne et de l’opposition systématique, y compris sur des sujets où il faudrait, au contraire, se mettre à la table des négociations et dégager des compromis. Le gouvernement est suffisamment affaibli en ce moment pour saisir les perches tendues sur certains thèmes et lâcher du lest face à une opposition ragaillardie par les élections locales. Encore faudrait-il que l’opposition ait des choses à dire, sache où elle veut aller. Il me semble que le choix d’opposition frontale est surtout le résultat d’une conjonction de l’absence d’idées et de vision à long terme avec l’arrivée prochaine du congrès du PS, qui fait passer des gens pourtant intelligents du mode “responsable” au mode”militant”.
4 Comments
April 10, 2008 at 7:58 am
salut,
oui ça résume assez bien. Ce qui est plus problématique, c’est que ça fait quand même quelques années que l’attitude du PS se limite à contrer systématiquement tout ce que l’UMP propose. Il est temps qu’un libéral vienne rénover le PS !
à bientôt,
PS : n’oublies pas d’ajouter le petit logo LHC
April 10, 2008 at 10:50 am
Salut !
Je suis hors sujet, j’interviens ici juste pour signaler que je viens de laisser un message sur le site de CSP histoire de m’amuser un peu !
Merci d’avance à tous ceux qui veulent venir me donner un coup de main en zone ennemie !
April 11, 2008 at 9:13 am
Le PS a pris les rênes du pouvoir en 1981.
Il a pu ainsi réaliser tous ses phantasmes économiques et sociaux keynésiens.
En moins de deux ans les caisses se sont vidées, la croissance n’est pas repartie et le taux de chômage n’a cessé de croître (malgré l’augmentation du nombre de fonctionnaires).
Le Président d’alors change de gouvernement et sa politique : les socialistes deviennent alors obligés de diriger le pays en gestionnaires réalistes.
Si les socialistes français avaient dû devenir libéraux, c’est à cette époque qu’ils le seraient devenus (la grande époque Tatcher et Reagan).
Envisageons sérieusement le cas Jospin, accessoirement ancien trotskyste.
Pourquoi a-t-il perdu les élections ?
Ne serait-ce pas à cause de sa lente conversion au libéralisme mal assumée de sa part (c’est bien lui qui a dit “l’Etat ne peut pas tout”, et bien d’autres délices encore!) qui a provoqué un report des votes de gauche vers Besancennot, Arlette & Co ?
A moins d’être touchés par la grâce, les socialistes ne deviendront pas libéraux. De ce côté là il ne faut rien attendre.
La France est et reste encore et toujours un pays étatiste avec une éducation nationale aux mains de tous nos anciens trotskystes et maoïstes qui célèbrent actuellement leur petite révolte juvénile qui a coûté cher, économiquement parlant, à la France de l’époque (les fameux accords de Grenelle).
Si la droite devient libérale, ce sera déjà pas un grand pas en avant.
April 11, 2008 at 9:53 pm
Pascal, je ne peux pas être plus d’accord : que la droite devienne vraiment “libérale” – et ce sera déjà un grand pas en avant pour tout le monde en France !